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Les Grands Dossiers


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Les vaches

Un amour de vaches
Elles font partie des paysages de nos campagnes et, même si tu habites en ville, tu les retrouves probablement lorsque tu pars en vacances. Domestiquées il y a plus de 10 000 ans, elles ont longtemps été utilisées pour leur force afin de tracter engins agricoles et charrettes. Remplacées par les tracteurs et les camions pour les travaux agricoles et les transports, elles continuent à être élevées dans le monde entier afin de produire du lait et de la viande. En France, elles sont plus de 19 millions dans les fermes.

leur adaptation à l’environnement de chaque région, ont peu à peu été remplacées par des races plus productives et spécialisées : les vaches laitières, dont certaines produisent plus de 10 000 litres de lait par an, et les vaches allaitantes, qui donnent naissance à des animaux lourds, destinés à la boucherie. Les conditions d’élevage ont aussi beaucoup évolué et les vaches sont désormais de plus en plus nombreuses à passer la majorité de leur vie dans des hangars afin de produire toujours plus.

Quatre estomacs et un bel appetit
Strictement végétariennes, les vaches possèdent un système digestif particulier, capable de digérer une grande quantité de graminées (les plantes que nous appelons couramment herbe). Dotées de quatre estomacs, elles mangent très lentement puisqu’il leur faut autant de temps pour brouter que pour mâcher. On dit alors qu’elles ruminent. Quand tu les vois tranquillement allongées dans l’herbe, elles ne font pas la sieste, mais finissent leur repas en mâchant ce qu’elles ont brouté auparavant !

650 vaches à la Fondation Brigitte Bardot
La Fondation Brigitte Bardot est de plus en plus sollicitée pour venir en aide à des animaux de ferme maltraités. Parmi eux, de nombreuses vaches. Abandonnées sans nourriture par des éleveurs ruinés ou promises à l’abattoir, elles sont 650 à avoir échappé à la mort. Accueillies à la Mare Auzou ou placées dans des pensions, elles profitent d’une retraite bien méritée. Certaines peuvent alors dépasser l’âge de 20 ans.


La highland cattle
Avec ses longs poils, elle est reconnaissable entre toutes ! Originaire du nord de l’Écosse, elle s’adapte aux climats les plus difficiles. En France, elle est de plus en plus utilisée pour entretenir les marais, les prairies sauvages et les sous-bois.


La Charolaise
Originaire de Bourgogne, elle est reconnaissable à sa robe crème et à son corps puissant. C’est l’une des races les plus utilisées en France.


La Salers
Avec ses longues cornes et son poil épais, elle est très proche des vaches qu’utilisaient les Gaulois. Elle est principalement élevée dans les montagnes du Massif central et parfaitement adaptée au rude climat montagnard.


La Normande
Puissante, elle est reconnaissable à ses taches brunes de toutes tailles. Son lait est entre autres utilisé pour fabriquer le camembert.


La Jersiaise
Cette vache de petite taille à la robe blonde est également reconnaissable à ses très beaux yeux. Originaire de l’île britannique de Jersey, c’est une grande productrice de lait très robuste qui est utilisée dans le monde entier.

L’auroch, l’ancêtre disparu
Comme leur cousin le zébu, les vaches appartiennent à la famille des bovins, qui descendent tous d’un ancêtre commun, l’auroch. Cet animal préhistorique était plus grand et plus lourd que ses descendants. Inlassablement chassé par l’homme, il a disparu des forêts européennes au Moyen Âge. Certains zoos présentent aujourd’hui des aurochs : il s’agit en fait d’une tentative de recréer l’espèce disparue en croisant diverses races bovines et les animaux ainsi obtenus sont donc différents de l’espèce préhistorique.

Révérée comme une déesse en Inde
Appelée « Mère Vache », la vache est sacrée pour de nombreux hindous qui prélèvent son lait, mais s’interdisent de lui faire du mal.

L’enfer des usines à vaches
Afin de produire toujours plus de lait à bas prix, des producteurs construisent de véritables usines à vaches. En France, la plus grande y concentre 750 animaux. Les malheureuses y sont enfermées toute l’année sans jamais voir le ciel ni les prairies. Rapidement épuisées, elles sont envoyées à l’abattoir avant l’âge de quatre ans. La Fondation Brigitte Bardot se bat pour interdire ces installations géantes qui engendrent de graves souffrances pour les animaux qui y sont enfermés. Elle souhaite également l’arrêt du projet de recherche des « vaches à hublots » : le ventre de ces malheureuses est équipé d’une sorte de fenêtre qui les fait souffrir alors que ce programme n’apporte rien à la science.