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Les Grands Dossiers


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La tortue d'Hermann, paisible et élégante

La tortue d’Hermann promène sa jolie carapace noire et jaune, brillante comme si elle avait été vernie, dans les garrigues des pays méditerranéens. Chose qui te surprendra sûrement : dans la nature, elle ne mange pas de salade !

Elle raffole par contre de feuilles tendres, de fleurs, de fruits et ne dédaigne pas croquer parfois un ver de terre. Comme beaucoup, tu es un fan de Caroline, la tortue de Boule et Bill ? Sache que les tortues sont bien plus heureuses encore dans la nature ! En France, elles ne vivent que dans le massif des Maures (Var) et en Corse et sont menacées d’extinction. Il est donc strictement interdit de les ramasser ! Heureusement, car bien d’autres dangers les guettent…

Une longue vie.

On ne sait pas très bien combien de temps vit une tortue sauvage. En captivité, elles atteignent facilement soixante ans et finissent parfois centenaires !

Du sang-froid.

Comme les lézards et les serpents, la tortue est un animal à sang froid.
Elle a besoin d’un rayon de soleil pour se mettre en route le matin. C’est pourquoi elle passe la mauvaise saison sous terre, à l’abri du froid : on dit qu’elle hiberne en attendant le retour de la chaleur.

Des sous-espèces

On parle de sous-espèce quand les membres d’une même espèce, après avoir vécu dans des zones séparées pendant plusieurs siècles, finissent par présenter des caractéristiques différentes (tailles, couleurs…).
Deux sous-espèces d’une même espèce peuvent par contre se reproduire ensemble et leurs petits ne seront pas stériles. Dans le cas de la tortue d’Hermann, la sous-espèce habitant dans le Var est différente de celles que l’on trouve en Corse et dans d’autres régions méditerranéennes.

Un village pour les tortues

À Gonfaron, dans le Var, un village est entièrement consacré à la sauvegarde des tortues d’Hermann : étude de l’espèce, mise en place de mesures de protection dans le massif des Maures, soin pour les tortues blessées… Tu peux, bien entendu, le visiter et même y parrainer une tortue à qui tu donneras ton nom ! Tous les renseignements sont sur le site www.villagestortues.com

La carapace ne protège pas contre toutes les menaces

Il n’y a pas que sur le dos que la tortue est en danger ! Entre les promeneurs inconscients qui les ramassent alors que c’est strictement interdit, et les chiens errants qui les prennent pour un vulgaire os, la vie d’une tortue est bien sombre. Leurs carapaces ne les protègent pas non plus des roues des voitures et des incendies de forêt. Pour être heureuse, elle a besoin d’espaces dégagés et ensoleillés. La fin des petites cultures entretenues sans produits chimiques, l’embroussaillement ou la plantation d’immenses vignobles totalement stériles menace gravement son environnement.

Une grande solitaire

Les tortues mâles ne rencontrent les tortues femelles que pour l’accouplement : auparavant, les deux tortues entrechoquent violemment leurs carapaces.
La femelle pond trois à six œufs dans la terre. Si la ponte n’a pas été dévorée par un animal gourmand, les petites tortues sortent de leurs coquilles au début de l’automne. Elles doivent se débrouiller seules et sont très vulnérables : bien peu dépasseront l’âge de cinq ans....

Home sweet home

La tortue est très attachée à son cadre de vie : douée d’un excellent sens de l’orientation, elle peut parcourir des distances surprenantes et fait tout pour revenir à son coin de garrigue favori. Même après un incendie, alors qu’il n’y a plus rien à manger?! Casanière, la tortue.