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Les Grands Dossiers


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Le taureau, une force de la nature


Les bovins ont été domestiqués par nos lointains ancêtres il y a plus de 10 000 ans ! Depuis, ils n’ont cessé d’être exploités pour le lait, bien sûr, mais aussi pour la viande et le cuir. Près de 1,4 milliard de vaches sont élevées à travers le monde aujourd’hui, soit une vache pour quatre humains. La France compte à elle seule une quarantaine de races différentes : certaines sont très courantes, d’autres ont presque disparu. C’est un animal au comportement placide et grégaire qui vit en vaste troupeau que l’homme déplace en fonction des pâturages disponibles : d’un champ à un autre en Europe, sur des centaines de kilomètres dans les pays au climat plus chaud qui ne disposent pas de beaucoup d’herbe.

Un ruminant au solide appétit
Les vaches sont des ruminants : elles broutent l’herbe qui descend dans leur panse puis est régurgitée afin d’être mâchée une seconde fois. Regarde un troupeau dans un champ et tu remarqueras que leurs mâchoires sont en mouvement même quand elles se reposent ! Leurs repas sont plutôt longs puisqu’on estime qu’elles passent en moyenne cinq heures par jour à brouter !

Le zébu, un cousin des pays chauds
Le zébu est très proche de nos vaches mais s’en distingue par sa bosse qui lui permet de stocker graisse et eau. Fort de ces réserves, il peut passer plusieurs jours sans boire et sans manger, ce qui est indispensable pour survivre dans les pays arides d’Afrique et d’Asie. C’est le compagnon de nombreux peuples nomades africains qui le mènent de pâturage en pâturage sur des milliers de kilomètres.

Une vache… sacrée !
Pour les hindous, la vache est l’animal le plus sacré. Les veaux sont bénis à leur naissance, puis grandissent librement. Personne, en Inde, ne lève la main sur les vaches qui sont simplement traites une à deux fois par jour. Elles ne sont pas envoyées à l’abattoir et meurent donc de leur belle mort, souvent à un âge avancé. Ce grand respect pour l’animal va jusqu’à l’interdiction de porter du cuir dans certains temples.

Un ancêtre très costaud
Les bovins domestiques descendent d’un animal préhistorique de grande taille : l’aurochs. Présent dans toutes les forêts et les steppes d’Europe et d’Asie, il a disparu au début du Moyen Âge, victime de la chasse et du défrichage des grands massifs forestiers. Au XXe siècle, des scientifiques sont parvenus, en croisant des races anciennes, à donner naissance à l’aurochs « reconstitué », suffisamment proche de son ancêtre disparu pour être relâché dans certains parcs nationaux de pays d’Europe Centrale et y vivre depuis à l’état sauvage. Des scientifiques travaillent encore sur le sujet afin d’affiner cette nouvelle souche.

Une mère attentive
La jeune vache, appelée génisse, est fertile à la fin de sa première année. Au bout de neuf mois de gestation, elle donne naissance à un veau qui doit rapidement tenir sur ses jambes afin de pouvoir téter. Les mères veillent avec beaucoup d’attention sur leur petit et peuvent se montrer agressives si un intrus s’approche trop près.

Vous avez dit musclé ?
Symbole de force et de fertilité depuis la nuit des temps, le taureau est en effet un costaud ! Son poids, qui varie bien entendu en fonction des différentes races, peut dépasser la tonne ! L’homme a longtemps profité de sa force pour les travaux des champs et pour tracter des charrettes. Afin d’adoucir son caractère, le mâle destiné à ces tâches était castré afin de donner un boeuf docile et maniable.

Il y a de moins en moins de taureau…

Durant des siècles, chaque village possédait plusieurs taureaux afin d’assurer la reproduction de ses troupeaux. Il n’en reste que très peu aujourd’hui car ils ont été remplacés par une technique appelée insémination artificielle : la semence du taureau est recueillie puis congelée en attendant d’être introduite dans la vache par un vétérinaire. Certains taureaux, considérés comme exceptionnels, ont ainsi donné naissance à plus de 200 000 descendants…

Des usines à vaches
Les vaches qui vivaient heureuses dans les champs se retrouvent désormais parquées dans de gigantesques hangars. Certaines de ces prisons, destinées à produire de la viande et du lait de manière intensive, comptent plus de 500 pensionnaires. Alignées devant leur mangeoire, elles ne voient jamais le ciel. Une bien triste situation pour de si nobles animaux qui ont rendu de si grands services à l’homme…

La transhumance
En montagne, les plus vastes pâturages se trouvent en altitude. Ils sont appelés « alpages » et sont inaccessibles durant l’hiver à cause de la neige. Les éleveurs de ces régions se sont adaptés : les animaux passent l’hiver dans les étables des vallées puis, quand arrive le printemps, ils sont réunis afin d’être accompagnés dans leurs quartiers d’été. Ce long déplacement, qui se faisait à pied autrefois, est appelé transhumance.

Non à la barbarie !
La corrida a beau être ancienne, elle n’a plus sa place dans notre société : qui, aujourd’hui, peut accepter que l’on prenne du plaisir en torturant un animal devant des milliers de personnes ? Le malheureux taureau, d’un naturel pacifique quand on le laisse en paix dans son troupeau, se retrouve seul au milieu d’une arène devant des hommes qui commencent par lui planter plusieurs piques sur le dos afin de le fatiguer avant que le matador lui donne le coup de grâce avec une épée. La Fondation Brigitte Bardot se bat depuis plus de trente ans pour faire interdire ces jeux cruels en France et en Europe : plus vous serez nombreux à nos côtés, plus cette interdiction aura de chance d’être votée rapidement !