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Les Grands Dossiers


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Le sanglier


Il est très présent dans notre pays et, pourtant, nous ne le croisons pas souvent. Chassé par l’homme depuis des millénaires, l’animal s’est adapté pour survivre. Essentiellement nocturne, il connaît parfaitement son vaste territoire et sait disparaître dans les ronciers les plus épais. Aussi athlétique qu’intelligent, il peut parcourir près de 15 km en une nuit. Capable de nager très longtemps, lacs et cours d’eau ne l’arrêtent pas. Dans certaines régions, il n’hésite pas à s’aventurer dans de petits

bras de mer ! Les grands mâles, pouvant atteindre 150 kg, sont de nature solitaire. Les jeunes mâles prennent le nom de bêtes rousses à un an puis ragots jusqu’à trois ans. Les femelles sont des laies. Elles vivent en groupes (appelés compagnies). Elles sont accompagnées des petits, les marcassins. La laie la plus expérimentée guide la compagnie, faisant ainsi profiter de son expérience les animaux les plus jeunes du groupe.

Cousin comme cochon
Le sanglier, souvent appelé cochon dans les campagnes, est un cousin proche de notre porc domestique. Ils peuvent d’ailleurs s’accoupler très facilement. Les petits sont alors appelés hybrides.

Un allié précieux de la forêt
Omnivore, le sanglier a un régime alimentaire très varié. Il raffole bien sûr des glands, les fruits du chêne, et des faînes, les fruits du hêtre, mais dévore aussi escargots, insectes et campagnols quand il en a l’occasion ! Pour trouver ses mets favoris, il laboure la terre avec son groin et ses défenses. Les sols ainsi retournés, aérés et fertilisés par ses déjections permettent à de nombreuses graines de germer et de renouveler une grande partie de la flore de nos forêts.

Une sacrée défense
Sous le groin se dressent des défenses, des canines qui poussent tout au long de sa vie et peuvent atteindre la taille d’un petit poignard. Cette zone est appelée boutoir. Les canines supérieures (appelées grès) servent à affûter les canines inférieures (appelées défenses). Aiguisées comme des rasoirs, ces dents deviennent des armes très redoutables !

Un véritable mythe !
Déjà présent sur les parois peintes des grottes préhistoriques, le sanglier joue un rôle très important dans toutes les cultures antiques de l’Europe qui le célébraient comme un symbole de courage, de bravoure et d’intelligence. En France, il était vénéré par les tribus gauloises qui le représentaient sur de nombreux objets. Au Moyen Âge, sa tête, appelée hure, a continué d’être utilisée sur de nombreux blasons de villes ou de familles nobles.

Un sanglier dans la ville
Très adaptable, le sanglier a trouvé un refuge sûr dans les villes proches des forêts. Berlin, la capitale de l’Allemagne, en compterait 8 000 ! La cohabitation avec l’homme n’est pas évidente, en grande partie à cause des risques d’accident avec les voitures, mais cela n’empêche pas un grand nombre de Berlinois de défendre « leurs » sangliers face à ceux qui voudraient les éliminer de la ville.

Un bon bain de boue
Pour se débarrasser des parasites, le sanglier est un adepte du bain de boue. Dans les endroits humides de la forêt, il creuse de vraies baignoires bien boueuses dans lesquelles il revient fréquemment pour se souiller. Il se frotte ensuite aux troncs des arbres pour finir de se débarrasser de la terre et des parasites qui s’y retrouvent piégés. Pour dormir, il préfère un lit plus sec : c’est la bauge, un renfoncement de terrain dans lequel il s’allonge bien confortablement.