Site Junior - Fondation Brigitte BardotTu désires nous écrire ?
Les Grands Dossiers


Retour à la page des dossiers

Les folles aventures du renard roux

Tu en as souvent entendu parler et tu l'as peut-être aperçu, s'esquivant entre deux haies dans les phares de la voiture. Le renard roux peuple toutes les campagnes de notre pays, jusqu'aux portes des villes où il n'hésite pas à venir fouiller les poubelles ou croquer un pigeon. Six kilogrammes et un mètre de longueur pour le mâle, un peu moins pour sa renarde : un chien de taille moyenne, dont il se distingue par sa queue magnifique et son museau pointu. Il a depuis toujours la réputation d'être malin, chapardeur et intelligent. Il faut au moins ça pour survivre aux persécutions sans merci de l'homme !


De Goupil à Renart, les aventures d’une star internationale!
Dès l'Antiquité, le renard peuple de nombreux mythes. Il est très présent dans les fables d'Esope, qui inspireront à La Fontaine, des siècles plus tard, « Le renard et le corbeau » ou « Le renard et la cigogne ». De l'Iran au Japon en passant par la Russie, il n'est pas passé inaperçu ! En France, il s'appelait autrefois goupil, avant que le « Roman de Renart », au Moyen Age, ne devienne tellement populaire que notre goupil adopta le nom du personnage principal, dont l'orthographe changea le t en d au XVIe siècle.



Une jolie garde-robe
Le renard roux… n'est pas toujours roux !Certains tirent sur le gris, d'autres sur le brun ou le noir. Ces derniers sont appelés « charbonniers ».
Un seigneur dans son fief
Sédentaire, l’aigle choisit un territoire de chasse qu’il conserve toute sa vie : son domaine s’étend au minimum sur 40 km2, mais peut être beaucoup plus vaste. Il y construit un nid de branches, appelé aire, au flan d’une falaise et l’utilise plusieurs années de suite.

Les vieux nids, renforcés chaque année, peuvent atteindre deux mètres d’épaisseur.

Une opportuniste très doué
Le renard se nourrit surtout de campagnols, des petits rongeurs qui creusent leurs terriers dans les champs. Il les guette des heures durant, puis leur saute dessus d'un grand bond quand ils s'aventurent à la surface. Cette technique s'appelle le mulotage. Sinon, lapereaux, lapins, couvées, oiseaux imprudents, fruits, insectes et batraciens lui conviennent aussi très bien. Sa réputation de voleur de poules lui attire beaucoup d'ennuis. Il lui arrive de croquer une poule éloignée de son poulailler, mais il n'est pas responsable de toutes les attaques : chiens et chats errants font plus de dégâts que lui. Charognard en cas de besoin, il se paye parfois la tournée des poubelles. Bref, quelles que soient les conditions, il n'est pas près de mourir de faim !


La mauvaise excuse de la rage
La rage a longtemps servi de prétexte à l'extermination du renard : pièges en tout genre, poison, gaz, tous les moyens, y compris les plus cruels, était bon pour s'en débarrasser. Aujourd'hui, la rage a disparu grâce aux campagnes de vaccination, mais la guerre n'est pas terminée. Le gaz, le poison et certains pièges ont été interdits, mais les autres techniques sont toujours utilisées. La Fondation lutte activement pour faire interdire l'une d'entre elles : le déterrage, qui consiste, à l'aide de chiens et de pinces, à massacrer le renard et ses petits dans leur terrier.




Fatale fourrure
Le renard roux est la seule espèce de renard à avoir bien survécu à la chasse. Au Canada, en Scandinavie et en Russie, le renard polaire et le renard argenté, une sous-espèce de notre goupil, ont failli disparaître à cause de leur fourrure. Ils sont aujourd'hui élevés dans des fermes spécialisées dans des conditions scandaleuses : cages minuscules, méthodes d'abattage monstrueuses… Ils sont des centaines de milliers à souffrir le martyre pour finir en manteau. La Fondation Brigitte Bardot lutte pour que l'on cesse d'utiliser la fourrure, même quand elle provient d'animaux d'élevage, et elle compte sur toi pour vérifier autour de toi que personne ne porte de manteau de fourrure !




Enfin, sachez que le renard n’aboie pas, il glapit !