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Les Grands Dossiers


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La poule, une championne du monde !


Avec 52 milliards d’individus, la poule domestique est le volatile le plus représenté du monde ! Presque 8 poules par humain, c’est en effet très impressionnant, non?? On la trouve partout sur notre planète, à l’exception du grand Nord où elle ne peut survivre à cause de l’obscurité?: la poule ne peut pas voir la nuit et a besoin de plusieurs heures de lumière pour se nourrir. Il en existe de toutes les tailles et de toutes les couleurs?: le mâle de la Brahma, une race géante, pèse cinq kilos quand la poule naine fait tout juste la taille d’un pigeon. Les centaines de races de poules domestiques à travers le monde descendent toutes du même ancêtre sauvage?: le coq doré, également appelé coq bankiva, qui vit encore dans les forêts et les marais d’Asie du Sud-Est et d’Inde. Contrairement à ses cousins domestiques, le mâle, doté d’une étincelante collerette de longues plumes dorées, ne chante que lors de la saison des amours.

Monsieur est très élégant
Comme chez un grand nombre d’oiseaux, c’est le mâle qui possède le plumage le plus spectaculaire et affiche les couleurs les plus éclatantes. La femelle possède un plumage uni on ne peut plus discret. Elle est beaucoup plus calme que le coq dont l’agressivité peut l’amener à attaquer un rival qui s’approcherait un peu trop ou encore n’importe quel intrus considéré comme une menace.

Un menu très varié
La poule passe la plus grande partie de sa journée à gratter le sol pour trouver sa nourriture. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, elle ne mange pas que des graines?: omnivore, elle traque les insectes aussi bien que les vers de terre, et picore volontiers les feuilles tendres des plantes. Elle avale même parfois de petits cailloux qui viennent ensuite se nicher dans son gésier, la partie de son tube digestif qui l’aide à broyer les graines et les coquilles les plus dures.

Une vraie mère… poule
La poule couve huit à douze œufs durant 21 jours. Une fois sortis de l’œuf, les poussins suivront leur mère durant environ deux mois avant de devenir autonomes. Ils portent un plumage jaune et leur mère ne les laisse jamais s’éloigner d’elle.

SOS poules en détresse
Cette année, la Fondation a sauvé des centaines de poules d’une mort atroce. Certaines avaient été trouvées dans un abattoir clandestin par la police. Les autres ont été lâchement abandonnées dans Paris après une manifestation. Elles sont maintenant en sécurité dans notre refuge de la Mare Auzou.

Heureuse comme une poule de plein air !
Que faut-il pour rendre une poule heureuse?? De l’espace et du grand air, bien sûr, mais pas seulement?! Les poules aiment vivre en groupe. Les coqs pouvant se montrer agressifs, il est préférable de n’en laisser qu’un pour une dizaine de femelles. Comme elles occupent une grande partie de la journée à gratter le sol pour trouver de la nourriture, elles ont besoin d’un vaste enclos. On peut aussi leur en fabriquer un, mobile, afin de pouvoir les déplacer régulièrement ce qui leur permet de profiter en permanence d’une belle herbe fraîche. Elles sont aussi un peu frileuses?: pour rester en bonne santé, elles ont besoin d’un abri sec et sans courant d’air dans lequel elles peuvent se percher. Enfin, il faut veiller à ce qu’elles aient en permanence de l’eau fraîche et propre.

Quelques variétés anciennes de notre pays
Avant que l’agriculture moderne ne garde que les plus productives pour la chair ou les œufs, notre pays comptait plus de 40 races de poule. On ne les trouve plus que dans les jardins de quelques passionnés. En voici quelques-unes?: la Cotentine et la Crèvecœur sont normandes, le coq d’Alsace est le plus proche de l’emblème de notre pays, le fameux coq gaulois, la cou-nu du Forez, près de Lyon, n’a en effet pas de plumes au cou, la Bourbonnaise, dans le centre de la France, affiche une somptueuse collerette argentée sur un blanc immaculé, enfin, on dit du plumage bicolore de la Mantes et de la Houdan, originaires d’Île-de-France, qu’il est caillouté.

Non à la cruauté dans les élevages !

Pendant très longtemps, vaches, cochons, poules et canards ont vécu au grand air, dans les champs ou les étables de petites fermes. Il y a 40 ans, l’homme a commencé à industrialiser l’élevage en concentrant toujours plus d’animaux dans des bâtiments de plus en plus gigantesques. Ils sont aujourd’hui des millions à ne jamais voir le jour, condamnés à passer leur courte vie dans des hangars. Immobilisés afin qu’ils fassent le moins de mouvements possible, les malheureux se blessent ou se mutilent. Afin d’éviter ces comportements, les becs des volailles ou les queues des porcs sont coupés. La Fondation Brigitte Bardot se bat depuis toujours contre ces pratiques qui font inutilement souffrir les animaux que nous consommons. Elle lutte également pour que les transports vers les abattoirs, très éprouvants pour les animaux qui meurent parfois étouffés tant ils sont entassés dans les camions, se fassent dans de meilleures conditions.

La PMAF a édité avec le soutien de la Fondation Brigitte Bardot un dépliant sur l’étiquetage des œufs. Tu peux te le procurer auprès de la Fondation.