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Les Grands Dossiers


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L'ours polaire, maître de la banquise

Habitant des glaces, c’est le plus costaud des ours, ce qui en fait le plus gros prédateur terrestre !

Parole d’ours :
« Plus grand et plus élancé que mes autres cousins ours, je peux atteindre 3,50 m de haut, pour un poids de plus de 700 kg ! Ma taille moyenne est de 2,60 m. Ma femelle, deux fois plus petite, pèse entre 200 kg et 300 kg. Nous serions des ours bruns devenus blanc pour survivre au froid extrême de l’Arctique.



Ma femelle met bas deux oursons entre novembre et mars. Elle a auparavant creusé une tanière très profonde et parfaitement isolée : sa chaleur corporelle suffit à y maintenir une température à vingt degrés au-dessus de celle de l’extérieure ! La gestation dure six mois. La famille quitte la tanière au printemps et les oursons restent encore deux ans aux côtés de leur mère. Une femelle atteint sa taille définitive à cinq ans, un mâle aux environs de dix ans. Je peux vivre jusqu’à 35 ans. Mon pelage devient de plus en plus crème en vieillissant. À terre, je me déplace lentement, mais je peux faire des pointes à 40 km/h pour fuir. Les astucieuses micro-cavités qui garnissent la plante de mes pieds agissent comme des mini-ventouses qui m’empêchent de glisser sur la glace. Je suis aussi un excellent nageur : j’utilise mes pattes avant comme des rames et mes pattes arrière comme un gouvernail, et peut ainsi parcourir 80 Km sans faire d’escale. Je garde les yeux ouverts sous l’eau..

Je vis à la limite de la terre ferme et de la mer, et passe une partie de l’année sur le pack, une banquise côtière et saisonnière qui fond en été. Le phoque annelé est ma proie favorite, je peux le repérer à 30 km ! Je m’attaque aussi aux oiseaux et à leurs œufs, ainsi qu’au renard polaire. Je complète crégime carnivore par des lichens et des baies. Affamé, je peux dévorer un phoque de 70 kg en un seul repas ! Je ne peux pas boire et doit donc trouver l’eau indispensable à mon organisme dans la viande et la peau de mes proies.

Quelques astuces de la nature me permettent de survivre aux pires froids. Mon pelage est composé de longs poils appelés jarres et d’un épais duvet. L’eau glisse sur les poils, tandis que le duvet conserve ma chaleur. Mieux encore : si mes poils sont blancs, ma peau est noire, comme en témoigne le bout de mon nez. Les poils blancs reflètent la lumière du soleil vers la peau noire, qui en absorbe la chaleur. Enfin, une épaisse couche de graisse protège mon corps. Cette excellente isolation a un inconvénient : je ne peux pas courir longtemps car mon corps n’arrive pas à évacuer la chaleur produite par l’effort. »

Il reste environ 22 000 ours polaires. Le Canada, avec 15 000 ours, en possède la plus forte population. Même si ces populations sont stables, de graves menaces pèsent sur l’avenir de l’ours polaire qui bénéficie d’un programme de protection commun aux pays qu’il habite. La pollution par certains produits très toxiques contamine les poissons et les crevettes dont se nourrissent les phoques, puis les ours polaires qui mangent les phoques contaminés, et concentrent ainsi de plus en plus de matières toxiques dans leurs organismes. Le réchauffement climatique fait fondre le pack trop tôt et fait disparaître les phoques des zones côtières où vivent les ours. Ce risque de famine menace directement les populations d’ours dont les femelles ne peuvent se reproduire si elles n’ont pas accumulé suffisamment de graisse.

La pollution et le réchauffement climatique menacent déjà gravement l’avenir de l’ours polaire. Il est aberrant d’en autoriser en plus la chasse par de riches chasseurs en quête d’odieux trophées ! Seul le Canada autorisait encore ce type de tourisme sanguinaire. Malheureusement, le Groenland, un territoire gigantesque et presque vierge qui dépend du Danemark a de nouveau autorisé la chasse de ce magnifique animal. En luttant pour que cesse le massacre des bébés phoques, la Fondation Brigitte Bardot s’est toujours battue pour que la banquise n’ait plus la couleur du sang. Elle se battra donc aussi pour que les superbes animaux que sont les ours polaires ne finissent plus en tapis  !