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Les Grands Dossiers


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Le lion


Un roi en danger
Le plus grand prédateur d’Afrique a beau être un symbole mondialement connu de noblesse et de courage, il est aujourd’hui menacé. La chasse, le braconnage et la destruction de son milieu l’ont fait progressivement disparaître de la majorité de ses territoires de chasse favoris : les savanes, ces grandes prairies sèches semées de hautes broussailles et d’arbres isolés. Les populations les plus importantes vivent aujourd’hui dans les grands parcs nationaux, comme le parc Krüger, en Afrique du Sud, ou celui du Serengeti, en Tanzanie.

Le « roi des animaux » y trouve encore en abondance ses proies favorites : les antilopes, les gnous, les buffles et les zèbres. Pour combien de temps encore ?

Des groupes très organisés
Contrairement aux autres félins, qui, comme la panthère ou le chat, sont plutôt des solitaires, les lions vivent en groupes très bien organisés, pouvant compter jusqu’à 30 individus, dont une majorité de femelles. Celles-ci passent leur vie dans le même clan, alors que les mâles doivent en changer une fois adultes. Menés par un mâle dominant plus âgé, ceux-ci défendent leur territoire de chasse, parfois vaste de plusieurs centaines de kilomètres carrés.

Les derniers lions d’Asie
Plus petits que leurs proches cousins africains, ils ont bien failli disparaître totalement. Ils sont aujourd’hui environ 300 à survivre dans la réserve du Gir, en Inde. En Europe, les historiens estiment que les derniers lions sauvages ont disparu du sud du continent pendant l’Antiquité romaine, victimes de la chasse et de l’agriculture.

Dans les griffes des trafiquants
Dans plusieurs pays d’Afrique australe, des organisateurs de chasse pratiquent la « chasse en boîte » : ils lâchent des lions dans de grands enclos, puis les font tirer par des touristes. Ces malheureux animaux sont élevés par des trafiquants et n’ont aucune chance de survivre. En Afrique du Sud, la réserve de SanWild réhabilite les rescapés de ces trafics. La Fondation soutient cette organisation et finance en particulier la nourriture des lions qui y sont recueillis.

Les trophées de la honte
En juillet 2015, un chasseur américain abat le lion Cecil, célèbre symbole des parcs nationaux du Zimbabwe. Ce lâche assassinat déclenche une polémique mondiale : est-il normal de laisser de riches chasseurs massacrer des animaux sauvages pour le seul plaisir de rapporter chez eux un trophée ? Brigitte Bardot, ainsi que de nombreuses associations, en demandent l’interdiction immédiate. Cette mesure est actuellement envisagée par l’Union européenne. Le gouvernement français a, de son côté, suspendu les autorisations d’importer des trophées de lions dans notre pays.

Quand les lionnes chassent
Les lionnes sont un peu plus petites que les mâles : adultes, elles pèsent environ 150 kg, contre un peu moins de 200 kg pour les mâles. Elles sont, par contre, plus rapides : normal, dans leur famille, ce sont elles qui chassent le plus. Elles peuvent atteindre 60 km/h lors d’une courte pointe de vitesse, mais aussi sauter à plus de 3 m de hauteur et à plus de 10 m en longueur. Ces prédateurs redoutables chassent en groupe et peuvent ainsi s’attaquer à des proies d’un poids très supérieur au leur. Celles-ci sont ensuite partagées avec l’ensemble du groupe. Il faut en moyenne 7 kg de viande par jour et par adulte : un sacré appétit