Site Junior - Fondation Brigitte Bardot Tu désires nous écrire ?
Les Grands Dossiers


Retour à la page des dossiers

Les lémuriens


Ces proches cousins des singes ne se rencontrent que dans un seul endroit de notre planète : l’île de Madagascar, à l’Est du continent africain. Séparés du reste du continent durant des dizaines de milliers d’années, ils ont évolué différemment des autres primates. Leur famille compte une centaine d’espèces de toutes tailles, et chacune est parfaitement adaptée à la partie de la forêt qu’elle occupe. Certaines vivent au coeur de la forêt, d’autres dans la savane. Intrigués par leurs cris et leurs grands yeux brillants, les navigateurs européens qui les ont découverts les ont pris pour des fantomes. Bien que certaines espèces soient diurnes (actifs le jour), le nom leur est resté puisque « lemures », en latin, signifie fantome.

Le maki catta
Avec sa longue queue annelée et son air irrésistible, c’est le plus connu ! Il mesure 40 cm et pèse entre 3 et 4 kg. Il vit en groupe dans les arbres de la savane et mange surtout des fruits. Au sol, il peut faire des bonds de 10 mètres pour se déplacer !

A peine découverts et déjà menacés
On dénombre une centaine d’espèces et de sous-espèces de lémuriens. La recherche sur les lémuriens a commencé au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Bien que les premières observations sur le terrain datent des premiers explorateurs, les études modernes sur leur écologie et leur comportement n’ont véritablement commencé qu’en 1950 et 1960. Initialement entravées par l’instabilité et les troubles politiques à Madagascar au milieu des années 1970, les études de terrain ont repris dans les années 1980 et ont grandement amélioré la compréhension de ces primates. De nombreux scientifiques continuent de les étudier. Pourtant, ils sont tous gravement menacés et certains ont déjà disparu. Le braconnage et plus encore la déforestation pour agrandir les terres agricoles sont les principales menaces qui pèsent sur l’avenir de ces animaux magnifiques.

Le grand Hapalémur
Il vit au coeur de la forêt humide et se nourrit presque exclusivement de bambou. Chassé par la déforestation, il est en voie d’extinction : quelques dizaines d’individus seulement survivent encore à l’état sauvage et dans des zoos.

La Fondation au secours des lémuriens
Le Centre de Secours des Lémuriens de l’association Reniala se trouve dans le centre de Madagascar. équipé de 800 m2 de volières, il recueille des makis catta, pour la plupart victimes de trafiquants : les lémuriens supportent mal la compagnie des humains et ne peuvent survivre longtemps enfermés dans des cages minuscules. La Fondation Brigitte Bardot a aidé Reniala à rénover et à aménager les volières, puis à ouvrir un centre de soins adapté. Des installations qui font aujourd’hui le bonheur de 32 lémuriens en pleine forme !

Les microcèbes
Ce sont les plus petits : moins de douze centimètres de hauteur pour un poids inférieur à 90 g. Nocturnes, ils vivent dans les arbres où ils se nourrissent d’insectes, de miel et de fruits.

Quel parfum !
Les lémuriens communiquent beaucoup entre eux grâce aux odeurs. Ils utilisent pour cela leur urine ainsi que des glandes qu’ils frottent contre les arbres afin de laisser des « messages » à leurs congénères !