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Les Grands Dossiers


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Le globicéphale


Les marins d'autrefois l'appelaient « baleine pilote » car il aime sauter devant la proue des navires qu'il croise. Pour les scientifiques, c'est une espèce de dauphin dont le nom signifie « tête en forme de globe ». Il aime principalement les eaux froides de l'Atlantique nord, mais quelques groupes passent l'année en Méditerranée. Les globicéphales vivent en « tribus » qui peuvent compter jusqu'à 100 individus. Chaque tribu s'organise en petits groupes pour chasser sur de vastes surfaces. Tout au long de leur migration, encore assez mal connue des chercheurs, ils semblent suivre les bancs de calamars qui forment la base de leur alimentation.

Le sonar, une technologie imparable !
Le globe très volumineux que forme le crâne du globicéphale émet des vibrations pouvant atteindre 600 mètres de profondeur. Quand ces vibrations rencontrent un obstacle ou un poisson, elles remontent et sont captées par la partie inférieure de sa mâchoire qui les transmet aux oreilles. Analysées par le cerveau, elles lui permettent de savoir très rapidement et très précisément où se trouvent les calamars qu'il recherche ! Copié par des scientifiques il y a un siècle, ce système, appelé sonar, équipe aujourd'hui tous les navires !

Le globicéphale noir
Le globicéphale noir est un mammifère marin de la famille des dauphins, elle-même incluse dans l'ordre des cétacés, comme la baleine ou l'orque. Les femelles peuvent mesurer jusqu'à 5 mètres, les mâles jusqu'à 6 mètres, atteignant alors un poids de 3 tonnes.

Un voyageur pépère
Les globicéphales voyagent à petite vitesse. Ils chassent principalement le matin et le soir. Dans la journée, ils jouent entre eux, prennent le soleil ou s'occupent, parfois à plusieurs, des petits. La belle vie !

Les îles sanglantes
Les îles Féroé, qui dépendent du Danemark, forment l'un des archipels les plus au nord de l'Europe. Le climat y est très rude. Autrefois, avant l'apparition des bateaux à moteur et des avions, la vie y était très dure. Leurs habitants, afin d'être certains de disposer de suffisamment de viande, profitaient de l'été pour chasser les différentes espèces de dauphins qui migrent devant leurs côtes à cette période de l'année. Cette chasse, appelée le «?grind?», s'effectuait alors à bord de barques à rames qui poussaient les groupes de globicéphales et de dauphins vers des plages où ils étaient échoués puis tués. Sous prétexte de perpétuer cette tradition, les habitants de ces îles continuent, chaque été, de massacrer des centaines de mammifères marins alors qu'ils n'ont plus besoin de leur viande pour survivre. Les barques ont été remplacées par des bateaux rapides équipés de toutes les technologies modernes et les malheureux dauphins sont repérés avec des hélicoptères. Ce carnage, devenu totalement gratuit, est d'autant plus scandaleux que la chair des animaux massacrés n'est presque plus consommée : du fait de la pollution des océans, elle concentre plusieurs poisons très toxiques et les médecins déconseillent sa consommation…

Une fois le massacre achevé, les chasseurs se débarrassent des cadavres, pour la plupart intacts, en les coulant, formant ainsi d'effroyables charniers sous-marins.

Des pirates pour défendre les globicéphales
Depuis vingt ans, la Fondation Brigitte Bardot aide le capitaine Paul Watson et ses équipages à protéger baleines et dauphins. Leurs navires, spécialement équipés, passent plusieurs semaines devant les îles Féroé afin de repérer les groupes de globicéphales avant les chasseurs, puis les détournent des côtes dangereuses avec des balises inventées pour les effrayer. Le plus moderne de ces bateaux est le trimaran baptisé « Brigitte Bardot » ! Cet été encore, leur présence et celle de la Fondation Brigitte Bardot ont permis de sauver des centaines de dauphins d'une mort atroce. Le reste de l'année, Paul Watson et son association Sea Shepherd, avec la Fondation, font connaître leurs actions afin de faire disparaître cette effroyable chasse que plus rien ne justifie.