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Les Grands Dossiers


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La plus noble conquête de l'homme


Des millénaires après sa domestication par nos lointains ancêtres, quelque part dans les vastes steppes asiatiques, le cheval mérite plus que jamais son surnom de « plus noble conquête de l’homme ». Sa force, son intelligence et sa loyauté nous ont permis de nous affranchir d’innombrables contraintes. Transports, agriculture, chasse ou guerre, il a accompagné nos aïeux dans leurs plus incroyables aventures. Peu à peu remplacé dans ces tâches par les véhicules motorisés au début du XXe siècle, il n’en a pas moins conservé la première place dans le cœur de bon nombre d’entre nous. Sellé ou attelé, en obstacle ou en dressage, des plus prestigieux concours aux plus modestes balades, qu’importe finalement tant que nous pouvons continuer de partager un peu de notre temps à ses côtés !

Un ancêtre qui galope encore
Le cheval de Przewalski n’a jamais été domestiqué ! Découvert dans les steppes de Mongolie à la fin du XIXe, il disparaît moins d’un siècle plus tard, victime de la chasse et des captures destinées à alimenter les zoos… L’espèce est sauvée in extremis à partir d’individus captifs qui seront ensuite relâchés dans la nature en Mongolie et en Chine, sur ses terres d’origine, mais aussi en Espagne et en France, dans le Massif central et les AlpesLe cheval de Przewalski n’a jamais été domestiqué ! Découvert dans les steppes de Mongolie à la fin du XIXe, il disparaît moins d’un siècle plus tard, victime de la chasse et des captures destinées à alimenter les zoos… L’espèce est sauvée in extremis à partir d’individus captifs qui seront ensuite relâchés dans la nature en Mongolie et en Chine, sur ses terres d’origine, mais aussi en Espagne et en France, dans le Massif central et les AlpesLe cheval de Przewalski n’a jamais été domestiqué ! Découvert dans les steppes de Mongolie à la fin du XIXe, il disparaît moins d’un siècle plus tard, victime de la chasse et des captures destinées à alimenter les zoos… L’espèce est sauvée in extremis à partir d’individus captifs qui seront ensuite relâchés dans la nature en Mongolie et en Chine, sur ses terres d’origine, mais aussi en Espagne et en France, dans le Massif central et les Alpes.

Du plus petit au plus grand
Au fil des siècles, l’homme a sélectionné d’innombrables races de chevaux en fonction de ses besoins. Les plus puissants sont les chevaux de trait, comme le percheron, qui étaient utilisés pour tirer de lourdes charges et pour les travaux agricoles comme le labour. Plus légers, mais encore très bien charpentés, les cobs étaient attelés aux carrosses, le moyen de transport le plus utilisé pour voyager avant l’invention du train et de la voiture. Les races destinées à être montées sont dites « de selle ». Le plus courant chez nous est le selle français qui a été créé en croisant différents chevaux français et des chevaux arabes réputés pour leur finesse, leur beauté et leur rapidité. Enfin, petits et trapus, les poneys sont pour la plupart originaires de régions rudes disposant de peu de fourrage, comme le shetland, qui tire son nom d’îles écossaises froides et venteuses.

Quelle énergie !
Si le poulain passe onze mois dans le ventre de sa mère, soit deux mois de plus qu’un bébé, il sait marcher quelques heures après sa naissance?! Observe-le dans un champ?: il ne tient pas en place, sauf bien sûr à l’heure de la tétée souvent suivie d’une bonne sieste, couché au soleil.

Un animal de légende
Le cheval fait l’objet de centaines de légendes à travers le monde. Tu as sûrement entendu parler de Pégase, le cheval ailé, ou des Centaures, torses d’hommes sur des corps de chevaux, tous échappés de la mythologie grecque. Comme le célèbre cheval de Troie imaginé par Ulysse pour s’emparer de la ville du même nom.

Libre comme l’air, rapide comme le vent
Le cheval a hérité de ses ancêtres sauvages endurance, sociabilité et vitesse, des qualités indispensables pour se défendre en groupe contre les prédateurs mais aussi pour parcourir des centaines de kilomètres en quête de nouveaux pâturages et d’eau. Une pause ? Il lui suffit de bloquer ses jambes pour pouvoir profiter d’un petit roupillon. En revanche, il doit s’allonger pour dormir plus profondément. Une pointe de vitesse ? Les plus rapides atteignent les 60 km/heure sur de courtes distances. Enfin, s’il ne dispose pas d’une excellente vue, il a une oreille imbattable !

Arrêtez le massacre !
Les mustangs, en Amérique du Nord, et les brumbies en Australie sont des chevaux redevenus sauvages il y a près de deux siècles. Ils mènent une vie rude dans d’immenses zones désertiques où ils ont appris à survivre parfaitement. Nobles et libres, ils sont pourtant accusés de manger l’herbe réservée aux troupeaux de vaches et de moutons et font régulièrement l’objet de véritables massacres. Brigitte Bardot est souvent intervenue aux côtés d’associations locales pour prendre leur défense face à des tireurs qui n’hésitent pas utiliser des hélicoptères pour mener à bien leur sinistre besogne. Je ne mange pas de cheval !

Le drame des abandons

Partout en Europe, le nombre d’abandons de chevaux explose. La raison ? Un cheval coûte cher à entretenir et certains propriétaires sans scrupules n’hésitent pas à se débarrasser de leur compagnon devenu trop vieux ou dont ils se sont lassés… Chaque année, la Fondation Brigitte Bardot sauve environ une centaine de chevaux maltraités, abandonnés ou menacés de finir à l’abattoir. Une fois soignés, ils peuvent finir leur vie en paix dans les pâtures de ses refuges. Si la plupart sont âgés, il y a parfois des surprises : c’est ainsi que cette année trois poulains sont nés à de la Mare Auzou !

Je ne mange pas de cheval !
Par quelle absurdité notre meilleur et plus vieil ami peut-il finir dans notre assiette alors que nous ne manquons de rien pour nous nourrir ? Élevés, transportés et abattus dans des conditions abominables, les malheureux vivent un véritable enfer. Chaque année, la Fondation Brigitte Bardot organise de grandes campagnes d’affichage pour dénoncer ce scandale. Elle milite aussi pour que le cheval soit considéré dans la loi comme un animal domestique et ne puisse donc plus être consommé.

Le cheval arabe
Considéré comme le plus beau cheval du monde, il est originaire de la péninsule arabique. Des siècles de voyages, de chasse et de guerre dans les sables arides ont fait de lui un athlète hors-pair et lui ont valu son surnom de « roi du désert ». C’est aussi l’une des plus anciennes races équines au monde puisqu’on estime que sa sélection a commencé dès le début de l’Antiquité et qu’il a acquis ses principales caractéristiques il y a déjà plus de 1 000 ans ! Son arrivée en Europe s’est faite dès le Moyen Âge. Il a longtemps servi à améliorer les races locales pour les rendre plus vives et plus rapides. Trois étalons importés au XVIIIe siècle sont à l’origine des fameux pur-sang utilisés, depuis, dans les courses. À tout seigneur, tout honneur : l’arabe est un bijou qui demande à son cavalier du temps, de la patience et beaucoup de travail !