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Les Grands Dossiers


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Le canard, la star de nos étangs


Dans tes dessins animés ou sur les étangs des villes et des campagnes, je suis l’un des animaux que tu as sûrement croisés le plus souvent ! Dans les parcs, tu as dû être surpris de pouvoir m’approcher d’aussi près, je suis seul ou en compagnie de mes canetons. La réponse est simple : je suis très facile à domestiquer ! L’homme a créé depuis des centaines d’années des espèces que tu ne verras que dans les basses-cours. D’autres, comme les colverts, ont conservé la même allure, qu’ils soient sauvages ou domestiques. Un indice tout de même : pourchassés plus de la moitié de l’année, mes congénères sauvages sont très farouches. Ils décollent ou plongent à la moindre alerte et, à moins de bien te cacher, tu ne peux voir d’eux que de petites silhouettes noires posées très loin sur l’eau. C’est bien dommage car bon nombre de mes cousins sauvages ont de très beaux plumages ! Si on me reconnaît facilement à ma silhouette et à mon bec plat, j’ai une autre particularité : mes pattes sont palmées ! Un outil très efficace qui me permet de me déplacer rapidement sur l’eau. Certaines espèces arrivent même à s’en servir pour plonger sous l’eau !

Les grands voyageurs
Les canards sauvages sont de grands voyageurs ! Ceux qui nichent tout au nord de l’Europe viennent se reposer chez nous durant l’hiver. Et la plupart de ceux qui ont passé la belle saison en France descendent plus au sud, parfois jusqu’en Afrique ! Leurs routes sont semées de dangers : le froid qui peut les surprendre bien sûr, mais surtout les chasseurs qui les guettent tard le soir ou tôt le matin…

L’eider à duvet
Il vient des pays froids où les plumes de son nid sont utilisées pour faire des couettes très chaudes ! On le voit parfois l’hiver sur les côtes françaises.

Le canard de barbarie
D’origine américaine, c’est le poids lourd des basses-cours !

Vous avez dit « coin-coin » ?
Contrairement à une idée très répandue, mon vocabulaire ne se limite pas au célèbre « coin-coin » ! Comme nous aimons vivre en groupe, je communique beaucoup avec mes congénères. En fonction de ce je veux leur dire, je peux caqueter, cancaner et même nasiller !

Le colvert, une vedette incontestée
Chez nous, c’est le mâle qui est le mieux habillé ! Ma tête est d’un très beau vert plein de reflets colorés. C’est d’ailleurs à ce très bel attribut que je dois mon nom?! La cane (c’est comme ça qu’on appelle ma femelle) est beaucoup plus discrète. Quelques plumes bleues, appelées miroirs, décorent quand même son plumage brun au niveau des ailes. Et mes petits, les canetons, sont d’un très joli jaune ! Je suis aussi le canard le plus répandu en France, à l’état sauvage comme à l’état domestique.

La sarcelle d’hiver
Un canard de poche très rapide : c’est le lutin des marais !

Le foie gras, c’est pas la fête…

Derrière la gourmandise des hommes se cachent parfois de véritables enfers… C’est le cas du foie gras qui est massivement consommé dans notre pays pendant les fêtes de fin d’année. Pour l’obtenir, les malheureux canards sont enfermés durant plusieurs semaines et gavés de force avec une sorte de long tube. Cet excès d’aliments très riches provoque une déformation du foie. Quand celui-ci devient énorme et que l’oiseau ne peut presque plus bouger, il est tué… Le plaisir des hommes ne doit pas faire inutilement souffrir les animaux. C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot se bat depuis longtemps contre cette pratique qui a déjà été interdite dans plusieurs pays.